Réflexion sur le risque maximum


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Prise de risque

Aujourd’hui, on va discuter de la limite sur la gestion de projet. À quel moment le gestionnaire doit faire un STOP, quand il doit dire NON? Puisque oui cette limite existe. Il n’existe que très peu d’outils pour déterminer cette limite. Alors essayons de réfléchir sur des pistes de solution et trouver une façon se ce mettre des alarmes pour réagir au bon moment.

Que se passe-t-il lorsque la limite est dépassée ?

Ici, on va parler de gouffres. La limite est la ligne avant de tomber dans un gouffre. C’est le moment où le gestionnaire est mieux d’arrêter un projet que de continuer et risquer de tout perdre. D’ailleurs, ceci est le côté intéressant de la gestion à risque, c’est de réussir à connaître la limite et la repousser sans jamais la dépasser. Si la limite est atteinte, il peut se produire au moins 1 des 3 gouffres: gouffre d’argent, gouffre de personnel et gouffre de temps.

Comment détecter une limite

C’est sur qu’on peut utiliser notre bon sens pour se faire, mais ceci est loin d’être un outil fiable. Certaines personnes ont ça d’instinct, mais d’autres doivent être plus méthodique.

Allez discuter avec vos séniors sur le projet. Ils sont à fond dans le projet et peuvent se rendre compte avant vous que la situation commence à leur échapper. Écouter les employés est un bon moyen de repousser les limites. Attention par contre, souvent les employés vont avertir trop tôt de la situation. Habituellement, vous aurez encore beaucoup de temps pour réagir, mais même si vous n’écoutez pas les conseils, commencer à penser à un plan. Comme ça, quand la situation sera réellement présente, vous serez déjà ce que vous allez faire.

Si vous utiliser Scrum comme méthode de gestion, la limite est immédiatement visible par le burndown diagramme. Sinon faites le calcul du nombre de problème résolu sur le nombre total. S’il y a plus de nouveaux problèmes que de résolution, alors c’est sur que sur un moyen ou long terme on aura un problème. Si cette situation n’est pas passagère, personnellement j’organise une réunion sur le sujet. C’est simple à mettre en place et très souvent à la fin de la réunion vous aurez un plan de match: embaucher une personne externe, retirer une section du projet, augmenter la durée de développement, discuter avec le client … Plusieurs solutions seront à votre portée.

Un des problèmes lorsque vous faites la gestion de projet est d’oublier le moment après la livraison, mais ceci est bien lié au développement. Vous n’êtes jamais à risque d’une explosion de demandes de support. Asserez-vous de planifié une période de support haut niveau lors des livraisons et ne pensez surtout pas que ça sera le problème d’un autre département.

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Triangle d’or de la gestion de projet

Le fameux triangle d’or ou étoile de la gestion de projet. Oui, ils sont très importants. Pour ceux que je viens de perdre, le Triangle d’or est un triangle avec aux extrémités: Coût, Rapidité et Qualité. En fait, ce que le triangle dit, c’est qu’un projet ne peut-être à la fois rapide, de bonne qualité et à faible coup. Si vous mettez un point à l’intérieur du triangle, vous ne pouvez être aux meilleurs dans plus de 2 endroits. Vous avez le droit de vous concentrer dans un seul facteur et oublier les 2 autres, mais habituellement on s’arranger d’en choisir 2. Donc vous pouvez:

  • Faire un projet très rapide et peu dispendieux, mais attention aux problèmes que ceci va apporter.
  • Faire un projet très fiable rapidement, mais ceci coûtera très cher.
  • Faire un projet fiable et peu dispendieux, mais ceci sera très long.
  • Faire un projet dans un délai raisonnable, pour un coût raisonnable et avec une fiabilité raisonnable.

Essayez de ne pas respecter ce triangle et vous tombez inévitablement sur une limite.

Est-ce que c’est mauvais de frôler les limites

Ceci dépend des compagnies. Ceux qui développent outils internes vont préférer jouer « Safe », tout comme les compagnies à très haut risque comme une banque. Par contre, l’innovation n’est pas possible sans prise de risque. Steve Jobs est, je crois, le meilleur exemple. Il est passé maître de la gestion de projet à très haut risque et il c’est même brûlé quelques fois. Mais il a marqué et il a innové. Ne sous-estimer jamais la prise de risque, repousser les limites dans la mesure du possible. Si repousser les limites n’est plus possible, mieux vaut fermer un projet que de tomber dans le gouffre avec lui.

Maxime Savard

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